Mieux vieillir ou rester jeune ? Tous concernés !

 1 au 3 juin 2018 -  Au Centre Culturel et des Congrès d'Aix-les-bains Riviera des Alpes

Pour tous ceux qui œuvrent et qui soutiennent le développement d'une santé naturelle et globale.

Dr Anthony Fardet

La nutrition préventive est une science holistique par essence incluant à la fois des dimensions physiologique, comportementale, technologique, environnementale, économique, sociale, culturelle et religieuse. Cependant, jusqu’à aujourd’hui, la nutrition a trop souvent été étudiée selon une approche réductionniste associant un composé alimentaire à un effet physiologique. La recherche en nutrition préventive est une branche de la nutrition qui consiste à produire des données pour définir la meilleure façon de se nourrir afin de vivre le plus longtemps possible en bonne santé. Or, aujourd’hui, bien que l’espérance de vie théorique augmente chaque année, celle en bonne santé tend à diminuer, générant une durée de vie en mauvaise santé de plus en plus longue. De plus, notre alimentation est peu durable sur les plans environnemental, santé, socio-économique, bien-être animal et socio-culturel.

Il est donc aujourd’hui nécessaire de définir de nouveaux paradigmes pour assoir les bases d’une nouvelle alimentation humaine préventive plus éthique. Pour cela, il faut réfléchir aux conséquences de l’approche réductionniste appliquée à la recherche en nutrition, de proposer une nouvelle classification des aliments, d’étudier le rôle de la structure complexe des aliments dans leur potentiel santé (« effet matrice ») et caractériser l’état sain des individus afin de le préserver le plus longtemps possible. L’influence des traitements technologiques sur la valeur santé des aliments doit être aussi mieux définie qu’elle ne l’est aujourd’hui. Enfin, des scénaris pour des régimes alimentaires durables à l’horizon 2050 doivent être définis tout en respectant la réalité (climat, traditions, approvisionnement …) des différentes régions du monde.

 

Anthony Fardet

De formation initiale ingénieur en agro-alimentaire de l’AgroParisTech (1992) et docteur en Nutrition Humaine de l’Université d’Aix-Marseille (1998), j’ai travaillé pendant 12 ans sur le potentiel santé des produits céréaliers. J’ai mené ces recherches de laboratoires à l’INRA, à l’IRD (Institut de Recherche pour le Développement, coopération scientifique) et chez Danone sur les différents produits céréaliers couramment consommés que sont les pâtes alimentaires, les biscuits, le pain, les bouillies de sevrage et les céréales du petit-déjeuner, et sur des composés céréaliers importants que sont les antioxydants, les fibres, les polyphénols et les lipotropes.

Depuis le 1er janvier 2009, mon travail consiste principalement en des études in biblio de fouille de données (data mining) : collecte, gestion, analyse, expertise, synthèse et diffusion de nouvelles données scientifiques sur la base de revues de synthèse qualitative et quantitative ainsi que d’articles de concept, d’opinion et de prospective. Mes travaux ont généré de nouvelles données nutritionnelles, concepts et/ou paradigmes pour la nutrition préventive basée sur des approches holistiques et intégratives (par rapport à l’approche réductionniste principalement utilisée jusqu’à aujourd’hui).Aujourd’hui mon projet de recherche porte sur la caractérisation systématique de la relation entre le degré de transformation et le potentiel santé des aliments.

Mes activités de chercheur incluent aussi de nombreuses activités d’expertise : j’ai notamment exercé un mandat de 3 ans auprès de l’ANSES dans le CES (Comité d’Experts Spécialisés) Nutrition de 2012 à 2015. Aujourd’hui, mon expertise inclue aussi le secteur privé. Je suis aujourd’hui président du Comité Scientifique & Technique de la société Siga pour une classification des aliments en fonction de leur degré de transformation.

Ouvrage :

Halte aux aliments ultra transformés, mangeons vrai. Editions Thierry Souccar. 2017